Architecture et Polémiques

Trois parkings transformés en parallélépipède, pyramide et colonnes  suscitent tollé et controverses.

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  • Centre Georges Pompidou – Beaubourg.

1969 – Georges Pompidou,  président de la République, décide d’affecter le plateau Beaubourg à la construction d’un centre culturel pluridisciplinaire d’un type entièrement nouveau. Cette « usine à gaz » suscite immédiatement une vive polémique. Tous critiquent ce « hangar de l’art », cette « raffinerie de pétrole », ce « fourre-tout culturel ».

1977 – Valéry Giscard d’Estaing,  président de la République, inaugure le centre Pompidou, communément appelé Beaubourg, le 31 janvier 1977. Le public manifestant un intérêt grandissant pour les collections d’art moderne et contemporain « Notre-Dame de la Tuyauterie » reçut 3,37 millions de visites en 2017.

 

  • Pyramide du Louvre.

1984 – François Mitterrand, président de la République, accepte le projet de l’architecte américain d’origine chinoise Ieoh Ming Pei pour concevoir le Grand Louvre.

1985 – Les travaux commencent au milieu du Carrousel du Louvre. La cour Napoléon se transforme en un gigantesque chantier malgré une vive polémique.

1989 – La grande pyramide du Louvre accueille ses premiers visiteurs qui furent plus de 10 millions en 2018. Elle vient de fêter ses 30 ans.

Cour Napoléon en travaux avant la Pyramide

 

  • Colonnes Buren – Les deux plateaux.

1983 – Le ministre de la Culture, Jack Lang, lance une commande publique pour l’aménagement de la Cour d’Honneur du Palais-Royal à Paris 1er.

1985 –  François Mitterrand choisit le projet « les Deux Plateaux » de Daniel Buren pour transformer le parking de la cour d’honneur du Palais-Royal.

1986 – 260 colonnes tronquées de marbre blanc aux rayures blanches et noires sont finalement dévoilées au grand public.

Ces trois réalisations ont en commun l’irruption de l’art moderne dans un environnement architectural classique provoquant un tollé général chez les riverains et dans les milieux politiques et artistiques.

 

Programmation musicale :

  • Douce joie / Sous le ciel de paris / Mon dieu (La vie en rose) Richard Galliano
  • Prologue / Jéricho Jerk / Too Fortiche (Messe Pour Le Temps Présent) Pierre Henry
  • Oblivión  / Duo de amor (Tango l’exil de Gardel) Astor Piazzolla
  • Harpsichord concerto BWV 1056 / Violin concertó BWV 1041: J. S. Bach – Galliano
  • Tango Muerte (Shine) Parov Stelar
  • Bakiff /  Adiós Nonino ( Beautiful Music ) Bevo Valdés & Federico Britos
  • Summertime (Surprise party tendresse) Jack Melrose et son orchestre
  • The Pain in Spain Stays Mainly in the Brain (Drab Zeen) Toufic Farroukh
  • A1 / A3 (Darkside) Darkside
Un clic pour lire le texte intégral de cette émission.

 

Émission produite’ préparée, présentée et réalisée par Gilles Beg

2 commentaires

  1. La première fois que je l’ai dit à quelqu’un « c’était mieux avant », j’ai aussitôt fait le rapprochement avec ce que disent souvent « les vieux », du coup c’était gênant car à l’époque je ne devais avoir que 40 ans, alors j’ai essayé d’y réfléchir. D’où mon intérêt pour la question que vous posez à la fin de cette émission et mon envie d’engager la discussion.

    Si on veut que ça change, c’est pour faire émerger autre chose que ce qu’on connaît ou ce qu’on vit, et en plus, on pense que cet « autre chose » serait souhaitable, enviable, que ça apporterait un (du) mieux, que l’après sera mieux que l’avant. Mais si l’après est objectivement moins bien que l’avant ? Difficile à dire, à évaluer ?
    Dans les situations économiques et sociales, on peut trouver des indicateurs (par exemple de dégradation de notre pouvoir d’achat depuis 20 ans). Dans le domaine culturel, musical ou esthétique c’est plus délicat. C’est là qu’on pourrait aimer ne toucher à rien tant ce qui existe déjà nous ravit, nous empli, nous suffit.

    En ce moment je vis le « choc musical » du rapp quand j’écoute la radio. Des boîtes à rythmes remplacent les musiciens et les instruments, les chants et voix se réduisent souvent à des déclamations, comme celles de prédicateurs. Et bien sûr « ça me prend la tête » et j’éteins la radio. Il y a probablement une diversité de formes de rapp, et apparemment « les jeunes » l’apprécient beaucoup, il a donc « droit de cité ». Mais que cela envahisse les ondes au détriment de ce qui a existé avant, ça c’est triste. Finalement n’est-ce pas aussi une histoire de conciliation entre l’avant et l’après, la non-conciliation nous poussant à dire que c’était mieux avant ? (histoire de la table rase qui est invivable, impossible ?).

    A propos de la cité de Le Corbusier à Marseille, j’ai toujours entendu dire que c’était une révolution en termes de confort et d’hygiène de vie pour l’époque. Mais quand architecture et politique sont étroitement liés, ça devient vraiment compliqué, et quand ça coûte des milliards ça devient révoltant.

    Sur le côté « parisien » de l’émission : si j’ai joué au Louvre, aux Tuileries ou au Palais royal quand j’étais petite, j’ai quitté le quartier à l’âge de 7 ans pour aller rue des Couronnes et finalement quitter Paris à l’âge de 12 ans ; je suis plus provençale que parisienne. J’ai donc appris beaucoup de choses, merci et si j’en ai l’occasion, je referai le tour du quartier. Par contre, si les pavés sont chers au coeur des parisiens, je crois que le « comptoir-zinc » est une pratique courante dans les grandes villes. Je l’ai pratiqué à Aix et j’ai continué à le faire dans « mon » village …

    A bientôt

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